Sur les Origines de Galvanic Works : Une Lettre du Fondateur

Nous avons récemment reçu une question concernant l’origine de notre nom. Plutôt que de l’expliquer nous-mêmes, nous avons jugé opportun de partager cette lettre de notre fondateur, écrite depuis sa retraite insulaire.

Capitaine Nemo Prenant la Hauteur du Soleil - Gravure d'Alphonse de Neuville, 1870
Le Capitaine Nemo Prenant la Hauteur du Soleil — Gravure d’après Alphonse de Neuville, 1870

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De l’Île de [Nom Retiré], dans les Eaux de la Méditerranée

À Ceux Qui S’Enquièrent du Nom de Cette Entreprise

Cher Lecteur,

Il est parvenu à ma connaissance que certains esprits curieux ont posé la question de l’origine du nom Galvanic Works. Je m’efforcerai de satisfaire cette enquête, bien que je doive d’abord parler de matières à la fois anciennes et éternelles.

Depuis les premiers âges de l’humanité, lorsque les Phéniciens osèrent pour la première fois perdre la terre de vue, les marins ont cherché à perfectionner l’art de la navigation — à rendre plus sûr le passage sur les flots, et à revenir une fois de plus au foyer et au port d’attache. Chaque nœud noué, chaque étoile cartographiée, chaque instrument conçu est né de cette aspiration singulière : que ceux qui s’aventurent sur les eaux puissent vivre pour en témoigner.

Nulle innovation, si moderne soit-elle dans sa conception, ne peut prendre racine sans comprendre les efforts de ces esprits brillants qui nous ont précédés. L’astrolabe, le compas, le chronomètre — chacun fut jadis jugé impossible, jusqu’à ce qu’un génie solitaire prouve le contraire. Souvent, ces inventeurs manquaient de moyens pour réaliser pleinement leurs visions. Pourtant, ils comprenaient une vérité qui transcende tous les âges : que pour libérer le monde des frontières, des guerres, des mesquines divisions des nations, l’humanité doit se rencontrer sur le vaste bassin qui entoure toutes les terres émergées. Elle doit voyager. Elle doit se connaître.

Cette compréhension est le fil commun qui lie les aventuriers et les inventeurs à travers tous les siècles. Briser les barrières humaines. Laisser les hommes et les femmes vivre pleinement leur bref passage sur cette Terre.

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Je vous confesse maintenant une sympathie particulière que je nourris pour un certain Capitaine Nemo — cet énigmatique commandant du Nautilus, dont les exploits furent chroniqués par le bon Professeur Aronnax il y a quelques années. Comme ce remarquable homme, je me suis retiré des affaires des nations pour demeurer sur une petite île, dont l’emplacement demeurera confidentiel. Comme lui, je navigue abondamment sur la mer, ayant d’abord consacré de nombreuses années aux sciences naturelles et à la construction de serviteurs mécaniques — des robots, comme on les appelle maintenant — employés dans le développement de médicaments au bénéfice de l’humanité.

Pourtant, je me suis trouvé à un carrefour que le Capitaine Nemo lui-même aurait reconnu, j’en suis persuadé. En cette époque présente, notre intelligence humaine risque d’être non pas renforcée mais submergée par d’autres formes d’intelligence — créations de notre propre façon que nous devons apprendre à dominer, de même que le Capitaine et ses braves compagnons affrontèrent les créatures monstrueuses des profondeurs. Le calmar géant qui attaqua le Nautilus n’était qu’une bête de la nature ; les léviathans de notre époque sont de notre propre construction, et d’autant plus périlleux.

C’est cette reconnaissance qui m’a conduit à chercher une voie plus simple. J’ai résolu de vivre simplement, d’exploiter non pas le labeur aveugle des machines mais plutôt ma propre imagination et créativité — ces facultés qui demeurent, j’en suis persuadé, l’unique domaine de l’âme humaine. Pourtant, je ne fuis pas ces forces nouvelles ; j’ai plutôt choisi de les dompter. De même que le Capitaine Nemo harnachait l’électricité même de la mer pour propulser son navire, ainsi j’harnache la puissance de l’intelligence artificielle, la conduisant dans la bonne direction sous l’impératif de mon humble esprit humain, au bénéfice d’autres marins. La bête sert l’homme, non le contraire.

Une carrière dans les affaires et la technologie m’avait procuré certains moyens ; j’ai déterminé de les employer en améliorations pour ceux qui naviguent, car il n’est point d’expression plus pure de l’ingéniosité humaine qu’un navire sur l’eau, où un homme doit s’appuyer sur son esprit, son courage, et l’honnête travail de ses mains.

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Il est donc inévitable — que dis-je, il est de mon solennel devoir — d’honorer le génie du Capitaine Nemo et de son extraordinaire équipage. Leurs Galvanic Works — ces merveilleux systèmes électriques qui propulsaient le Nautilus à travers des profondeurs qu’aucun homme n’avait osé explorer — firent rêver des générations de marins. Ils anticipèrent des technologies qui n’arriveraient que des décennies plus tard. Le moteur électrique. Le navire sous-marin. L’exploitation des ressources propres de l’océan pour l’énergie et la subsistance.

Voilà ce à quoi nous aspirons : montrer la voie. Rêver de ce que la navigation pourrait devenir, puis le construire. Honorer ceux qui nous ont précédés en portant leur flambeau vers des eaux encore inexplorées.

Le nom Galvanic Works est ainsi à la fois hommage et déclaration. Un hommage au génie fictif qui nous a montré ce que courage et science pouvaient accomplir ensemble. Une déclaration que nous nous efforcerons de mériter si noble héritage.

Ce n’est peut-être point coïncidence que le mot même galvanique — que Monsieur Verne choisit pour les œuvres électriques du Capitaine Nemo — honore Luigi Galvani de Bologne, le physicien qui prouva le premier que électricité et vie sont inséparables. Tout marin connaît son héritage sous un autre nom : l’isolation galvanique, qui protège nos navires, et la corrosion galvanique, qui les menace.

Je demeure, avec les plus hauts égards pour votre curiosité et votre passion de la mer,

Votre humble serviteur,

P.Z.

Galvanic Works

Post-scriptum : Si quelque lecteur devait douter de la sagesse de s’inspirer d’une œuvre de fiction, je lui rappellerais que chaque grand accomplissement ne fut d’abord qu’imaginé. Le Nautilus navigua d’abord dans l’esprit de Monsieur Verne, puis dans les rêves d’innombrables ingénieurs, et enfin — sous des formes qu’il pouvait à peine concevoir — sous les flots de tous les océans. La fiction n’est que vérité qui n’a pas encore eu lieu.

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